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Un mot pour un autre

Un mot pour un autre :
les pièges des paronymes
,
avec des illustrations de l'auteur, Paris, Éditions Points,
septembre 2009


En deux mots

Dénoter ou détoner ? Harde ou horde ? A l'intention de ou à l'attention de ? Prodige ou prodigue ? Perpétrer ou perpétuer ? Collision ou collusion ?…Qui peut prétendre n'avoir jamais pris un mot pour un autre ? Au fil d'une petite trentaine de chroniques à la fois didactiques et ludiques, agrémentées de dessins percutants, je vous invite à faire connaissance avec quelques "paronymes", ces mots que l'on confond toujours !

Quatrième de couverture

«Original et originel partagent cette aptitude : ils sont toujours les premiers. Mais là où original provoque les reproductions plus ou moins réussies, originel ne vaut que par lui-même. Original est premier de classe ; originel, premier de cordée. On copie l’un, on suit l’autre.»

Rémi Bertrand nous propose le guide indispensable pour démasquer les « faux jumeaux » de la langue française. Grâce à lui, plus de confusion possible entre dédier et dédicacer, rebattre et  rabattre... L’heure d’une langue juste et précise a sonné !

Rémi Bertrand, né en 1982 à Charleroi, est tombé dans le dictionnaire quand il était petit. Il est l’auteur d’Un bouquin n’est pas un livre : les nuances des synonymes disponible en Points.

Avant-propos de la collection

(par Philippe Delerm)

« Les mots nous intimident. Ils sont là, mais semblent dépasser nos pensées, nos émotions, nos sensations. Souvent, nous disons : "Je ne trouve pas les mots". Pourtant, les mots ne seraient rien sans nous. Ils sont déçus de rencontrer notre respect, quand ils voudraient notre amitié. Pour les apprivoiser, il faut les soupeser, les regarder, apprendre leurs histoires, et puis jouer avec eux, sourire avec eux. Les approcher pour mieux les savourer, les saluer, et toujours un peu en retrait se dire : "Je l’ai sur le bout de la langue – le goût du mot qui ne me manque déjà plus." »

Intention, périple éminent !

(préface)

«Veillez gagner vos postes !»
Juché avec habilité sur son mât, le vigile donne l’alerte. Dix mètres plus bas, chacun cesse d’hiverner, effile la lame de son arme, s’affaire à bribe abattue. Soudain le ciel s’obture, on ne décerne plus la voix du guetteur en fraction, perdue dans les tumulus. Alors chacun y va de sa conjoncture plus ou moins originelle sur la nature du danger invoqué et qu’il va falloir circoncire. Inclination anormale du navire : «Avanie !» clament les uns. Peur d’une harde de pirates faisant éruption : «Collusion !» crient les autres. Tous craignent l’avènement qui les fera sombrer dans l’océan Pacifiste, quand la voix fait soudain entendre le nom du périple :
«Paronymes, droit devant !»
Paronymes ?
Gangsters des mers ? Monstres marins ? Ouragans ?
Rien de tout cela !
Paronymes : habitants – curieux et redoutés – de la planète langue française…
Curieux, car ceux-ci ont perdu la boule… ou plutôt l’ont dédoublée ! Qui se ressemble s’assemble, dit-on : ainsi ces mots – puisque ce sont des mots – ont-ils pris l’habitude de s’apparier en fonction de leurs similitudes physiques… C’est d’ailleurs le sens de leur appellation : les paronymes sont des «noms» (signification du grec onoma) qui se trimbalent toujours l’un «à côté» (para) de l’autre. Abjurer renonce à ses convictions ? Adjurer n’est pas loin, qui le supplie de n’en rien faire. Prolifique publie chaque année ? Prolixe le jalouse, qui n’en finit pas d’ajouter des pages à son manuscrit. Effraction force une serrure ? Infraction est dans ses pas, qui viole une propriété privée…
Redoutés, car, ainsi accouplés, on en vient inévitablement à les confondre ! Ce ne sont pourtant pas de parfaits sosies, contrairement aux homonymes : alors que ces derniers se prononcent (et parfois s’écrivent) exactement de la même manière (vers, ver, verre, vert, vair ; prémisses, prémices…), les paronymes ne sont que des formes «relativement» proches – les uns et les autres étant de sens éloignés, du moins a priori. Toutefois, il ne suffit pas que des mots se ressemblent pour être qualifiés de paronymes ; il faut en outre que leur proximité formelle engendre l’hésitation. Certains mots se prêtent plus volontiers que d’autres à ces rapprochements : ce sont des mots connus mais peu fréquents plutôt que de tous les jours, et / ou des mots représentant des abstractions plutôt que des objets tangibles, et / ou encore des mots n’étant pas sans liens sémantiques… À qui viendrait l’idée de manger une foire ou d’aller à la poire ? En revanche, combien peuvent affirmer sans hésiter que le crapaud coasse et que le corbeau croasse ?
Une syllabe en moins, deux lettres inversées, une autre substituée… Quelles que soient leurs différences, les paronymes partagent un véritable «air de famille» !
L’expression résume bien l’ambiguïté entretenue par ces mots : leur ressemblance doit-elle tout au hasard («Ce n’est qu’un air de famille !» s’empresse-t-on d’ajouter)… ou ne lui doit-elle rien («Ce n’est pas qu’un air…» concède-t-on, avant d’être aussitôt invité à fournir plus de précisions…) ? Voisins ou cousins ? Si quantité de paronymes n’ont pas d’ancêtre commun, d’autres, plus nombreux sans doute, sont issus d’une même racine étymologique. Tous cependant cultivent l’art de la confusion jusqu’à doubler, bien souvent, leurs similitudes formelles de subtiles affinités sémantiques… parfois inattendues, car de «simples voisins» en ont parfois davantage que de «vrais cousins» : des étrangers comme collision et collusion se retrouvent dans l’idée de rencontre, alors que des parents comme induire et enduire ont des activités peu comparables… Paradoxe qui ne fait qu’ajouter à la confusion générale !
Bref, les paronymes n’ont pas leur égal pour semer le trouble et susciter la méprise. Dans la traversée qui suit, vous ferez connaissance avec une poignée d’entre eux : en les côtoyant, vous découvrirez moins de mots redoutables que de belles personnes… et vous réaliserez que les «pièges» qu’ils vous tendaient n’étaient que des invitations au voyage.


© Éditions Points, 2009.

Extraits de presse

« Avec l’enthousiasme et l’attention de qui porte en lui l’amour du français, avec la précision de qui fréquente assidûment le dictionnaire depuis l’enfance, Rémi Bertrand fait la différence et démarque les mots les uns des autres »
(Monique Verdussen, La Libre Belgique, 14 décembre 2009).

« Un livre drôle, érudit sans être savant »
« Ce livre détonne dans la production littéraire et je vous promets que je vais rebattre les oreilles de mes clients avec cette suggestion de lecture »
(Matthieu Colombe, Manon Trépanier, La Librairie francophone, France Inter, 12 décembre 2009).

« Rémi Bertrand fait la chasse aux paronymes, mais c'est le sourire aux lèvres, comme on irait, chez Brassens, à la chasse aux papillons. S'instruire en s'amusant, n'est-ce pas encore la meilleure méthode ? »
(Joseph Bodson, Reflets, novembre-décembre 2009).

« Rémi Bertrand raconte des histoires, lève la confusion et nous rend d'immenses services »
(Pierre Maury, Le Soir, 13 novembre 2009).

« Rémi Bertrand défie la pesanteur...
Pour une langue juste, votez Rémi Bertrand! »
(Christine Ferniot, Rayon poche [Télérama Radio],
15 octobre 2009).

« Très très savoureux! »
(Sébastien Ministru, «Le grille-pain», Snooze [Pure FM/RTBF],
13 octobre 2009).

« Rémi Bertrand a un don pour humour, finesse et sagesse. Son petit livre plein de malice, débordant d’érudition, voguant de l’Antiquité latine et de ses étymons vers Obama («l’enfant prodige de Chicago») et Wikipédia, se dévore par intermittence... »
(Marie-Odile Sac, La Savate, octobre 2009).

« Vraiment formidable! »
(Jean-Pierre Hautier, Bonjour quand même! [La Première/RTBF],
30 septembre 2009).

« Une avalanche de bons mots, accompagnés de petits dessins humoristiques »
(Metro, 30 septembre 2009).

« Ce petit manuel pratique, aussi érudit que ludique, permettra d'éviter les grands et souvent inévitables pièges de la langue française »
(Le Figaro littéraire, 24 septembre 2009).

« C'est du Devos! »
(Jean-Michel Zecca, Beau Fixe [Bel Rtl], 22 septembre 2009).

« Éviter les pièges des paronymes tout en s'amusant, voilà une bonne intention qui mérite un peu... d'attention !»
(Marie-Françoise Gihousse, Vers l'Avenir, 22 septembre 2009).

« C'est très riche »
(Nicole Debarre, Journal culturel [Musiq3/RTBF], 12 septembre 2009).